Dogue allemand fauve : la robe la plus répandue, et ce qui distingue un bon fauve
Caractère et comportement du dogue allemand

Dogue allemand fauve : la robe la plus répandue, et ce qui distingue un bon fauve

Du jaune doré au fauve foncé, avec masque noir : ce que le standard recherche, pourquoi le fauve est le plus facile à trouver, et les défauts qui reviennent le plus souvent.

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Du jaune doré au fauve foncé, avec masque noir : ce que le standard recherche, pourquoi le fauve est le plus facile à trouver, et les défauts qui reviennent le plus souvent.

Le fauve est la robe que la plupart des gens ont en tête quand on leur dit « dogue allemand ». C’est la plus répandue, la plus facile à trouver, et par conséquent celle où l’on rencontre à la fois les meilleurs et les plus médiocres élevages de la race. Savoir ce qui distingue un bon fauve évite de payer un chien ordinaire au prix d’un chien sélectionné.

Ce que le standard recherche

Deux éléments, et le second est décisif.

ÉlémentRecherchéPénalisé
Le fondJaune doré à fauve foncé, propre et uniformeFond grisâtre, terne, ou marqué de zones délavées
Le masqueNoir, bien dessiné sur le museauMasque absent, très réduit, ou remontant trop haut
Marques blanchesLimitées : poitrail, extrémitésPanachure étendue sur le corps

Le masque noir n’est pas un détail décoratif. C’est un élément constitutif de la robe fauve, et son absence est régulièrement sanctionnée. Un fauve « nu », au museau clair, est un chien parfaitement sain qui vivra exactement comme un autre — mais il n’est pas conforme, et il ne devrait pas se payer comme un sujet d’élevage.

Le second critère est la propreté du fond. Un fauve franc, qu’il soit clair ou soutenu, se lit d’un coup d’œil. Un fauve terne, tirant vers le gris ou marqué de plages plus pâles, donne l’impression d’un chien sale en permanence. La teinte exacte importe peu ; sa netteté, beaucoup.

Un chiot fauve n’a pas sa robe définitive

Comme chez le bringé, la robe se stabilise au cours de la première année. Un chiot clair peut se foncer sensiblement, et l’étendue du masque se précise avec la croissance.

Il en découle une règle simple à l’achat : ne vous laissez pas vendre une certitude esthétique sur un chiot de deux mois. Si la robe compte pour vous, demandez à voir des adultes de la même lignée. C’est de toute façon la meilleure façon d’apprécier la morphologie et le tempérament, comme le rappelle notre page sur l’adoption et l’achat d’un dogue allemand.

Pourquoi le fauve est plus accessible

Le fauve et le bringé forment un même groupe de reproduction, séparé de celui de l’arlequin, du noir et du manteau, et séparé du bleu. Ce groupe est de loin le plus travaillé en France : les élevages sont nombreux, les portées fréquentes, les délais d’attente courts.

Cette abondance a une conséquence directe sur le prix : à qualité d’élevage identique, un fauve se place généralement en dessous d’un arlequin ou d’un bleu. L’écart tient à la disponibilité, pas à une différence de valeur du chien.

Elle a aussi une contrepartie moins agréable. Là où l’offre est large, on trouve le meilleur comme le pire : des élevages qui dépistent, socialisent et suivent leurs chiots, et des vendeurs qui produisent en série un chien de grande taille pour un public qui ne saura pas quoi vérifier.

Bon point sur ce groupe : il n’est pas concerné par le facteur merle et le risque associé aux mariages entre deux porteurs, qui se joue du côté de l’arlequin. Le mécanisme est expliqué dans les couleurs du dogue allemand.

Ce qu’il faut vérifier, précisément parce que l’offre est large

Sur cette robe plus que sur les autres, le tri se fait sur des éléments qui n’ont rien à voir avec la couleur.

  • Les dépistages des parents. Hanches et coudes d’abord, dont notre page sur la dysplasie explique ce que les résultats disent vraiment, puis un examen cardiaque. Ce sont les postes qui pèsent sur l’espérance de vie du chien.
  • La cohérence du mariage : les deux parents dans le même groupe de couleurs.
  • Les conditions d’élevage : voir la mère, l’environnement des chiots, l’âge de départ, le contenu du contrat.

Un prix bas sur un fauve n’est pas en soi un signal d’alarme, puisque la robe est abondante. Un prix bas accompagné d’une absence de dépistages en est un.

Vivre avec un dogue fauve

Aucune particularité. Le format, les besoins et le tempérament sont ceux de la race, décrits sur race dogue allemand.

Deux remarques d’usage. Le poil fauve montre les poils morts beaucoup moins que le noir ou le bleu sur les vêtements sombres, ce qui est appréciable au quotidien, mais il marque davantage la boue. L’entretien reste celui d’un poil ras et se règle en quelques minutes, comme le décrit l’entretien du dogue allemand au quotidien.

Et comme toute la race, un fauve reste un chien de 50 à 70 kilos, dont la croissance doit être conduite avec méthode : le sujet est traité dans la croissance du chiot dogue allemand, et son coût réel dans le budget d’un dogue allemand.

Le fauve est une excellente entrée dans la race, à condition de choisir l’élevage avec la même rigueur que si la robe était rare.

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